1 – Est-ce que la FM peut faire des sons chauds et bien ronds ? Et des nappes bien moelleuses et orchestrales ?
Lorsque la FM Yamaha est apparue, une rumeur s’était répandue : « la FM ne fait que des sons froids ». En réalité, c’est ce qui se passe lorsqu’on utilise trop peu d’opérateurs et de manière basique. J’ose dire que j’ai été le premier, en France, à démontrer que la FM peut faire des sons chauds, veloutés, avec des effets orchestraux. Certains « effets » sont même assez surprenants, avec une couleur typique ! Toutes les astuces pour y parvenir sont dans le livre que je propose.
2 – Est-ce qu’on peut faire des bruitages en FM ?
Ce champ de recherche est assez limité parce que la FM ne peut pas produire de « bruit blanc ». Ou du moins le pseudo bruit qu’elle permet n’est pas satisfaisant. La FM permet de faire des bruitages composés de fréquences repérables à l’oreille (scie circulaire, turbine, voiture de course, gong, etc). Mais vous ne pourrez jamais imiter la mer, le vent, le tonnerre ou des bruits d’explosion. Pour ça, l’analogique reste la seule technologie efficace. Mais vous avez de la chance : le livre aborde aussi ce mode de synthèse.
3 – Est-ce qu’on peut imiter un filtrage analogique ?
Ça dépend. On peut facilement imiter un filtre à faible pente. Mais il est bien plus difficile, voire impossible, d’imiter un filtre avec de la résonance. On peut s’en approcher plus ou moins, mais ça demande du temps, et de toute façon ça ne ressemble pas à un vrai filtre analogique.
4 – Est-ce qu’on peut faire des sons FM qui sonnent comme de l’analogique ?
Oui, absolument. C’est en fait le même problème que celui de la question 3 : si on équilibre bien les opérateurs, on peut faire un son de type analogique du moment qu’on ne cherche pas à faire des effets de filtre.
5 – Pourquoi beaucoup de sons FM sonnent trop FM (!) ? Est-ce qu’on peut y faire quelque chose ?
Oui, bien sûr ! Les sons qui sonnent trop FM sont tout simplement faits avec trop peu d’opérateurs. Il faut utiliser le plus possible d’opérateurs, en les dosant modérément, pour obtenir un son agréable qui brille bien sans forcément « hurler » dans les médiums-aigus. Le livre explique largement les techniques pour y arriver.
6 – Pourquoi les opérateurs ne se règlent pas en hauteur comme les synthés analogiques, en 8′, 4′, 2′, etc ?
Très simple : la FM construit un spectre harmonique. Il faut donc respecter les harmoniques telles que les mathématiques et la physique nous les « donne » dans l’univers (!). En FM, comme en acoustique, on peut forcer les générateurs à ne pas respecter cette règle harmonique, mais alors les sons ne sont plus musicaux. Afin d’y voir clair sur cette question, le livre consacre un gros chapitre aux spectres harmoniques.
7 – Le livre se présente comment ?
Même en utilisant des services web du style « imprimez vous-mêmes votre livre », un tirage reste onéreux, au point d’atteindre les 35 € par exemplaires. Donc les tirages sont « faits maison » sur une imprimante de bureautique, qui permet des tirages en couleur à un prix de vente raisonnable. A noter que la reliure est à anneaux ce qui permette de poser le livre à plat pendant que vous programmez ; c’est un détail, mais il a son importance.
8 – La FM, ce n’est pas facile, est-ce que le livre simplifie l’approche ?
Oui, à condition de prendre le temps de lire tranquillement, et de ne pas brûler les étapes. Le livre commence par le B-A BA du son, et vous emmène vers le « top ». Ça se passera très bien si vous évitez de « lire en diagonale », parce que c’est certainement la dernière chose à faire.
9 – J’ai un synthé qui fait de la FM mais qui n’est pas un DX, est-ce que je vais m’y retrouver ?
Oui, ça ne devrait poser aucun problème. La seconde partie du livre est centrée sur les DX, mais il donne surtout des méthodes transposables sur tout matériel FM. Il y a aussi de nombreusese notes concernant FM8.
10 – Où trouver des cartouches pour DX ? Quelle est leur durée de vie ?
Les cartouches sont très difficile à trouver. Il faut fouiner sur les forums et les petites annonces. Ce sont souvent des cartouches d’occasion. Le brevet étant tombé dans le domaine public, on peut trouver des fabricants de cartouches. Mais apparemment, ils les vendent cher ! Il n’est pas indispensable d’en utiliser, vu qu’on peut sauver les banques de son par Midi.
Leur durée de vie est sujet à discussions. Certains estiment qu’elles ne tiennent pas plus de trois ans, mais j’en possède qui fonctionnent toujours depuis 1983. La durée de conservation des sons est inconnue : il y a une pile dans les cartouches RAM (celles où on peut stocker des sons) mais il n’y a pas de documentation sur le sujet (les cartouches d’origine n’étaient même pas prévues pour être ouvertes !). En bon état, elles peuvent garder les données plusieurs années au fond d’un placard, mais depuis les années 80, « plusieurs années », ça ne veut plus rien dire…
Pour ma part, avec des cartouches toujours opérationnelles je rencontre cependant un problème d’échec de formatage. Je ne connais pas de témoignages similaires, et Yamaha n’est peut-être plus en mesure d’aborder le sujet…
Rappel : il faut impérativement éteindre un DX avant d’insérer ou retirer une cartouche, et le rallumer après. Ce n’est seulement qu’on risque de perdre des données, comme avec une clé USB, cela peut griller la cartouche !
11 – Comment sauvegarder mes sons de DX sans logiciel spécialisé dans le stockage de sons de DX ?
La méthode a utiliser est universelle : elle fonctionne avec n’importe quel synthétiseur équipé d’une prise Midi. Il faut s’équiper :
– soit d’un cordon Midi/USB et d’un logiciel d’enregistrement de séquence sur ordinateur
– soit d’un cordon Midi et d’un séquenceur hardware via Midi
Pour sauver les sons sur l’ordinateur :
– lancez l’enregistrement comme si vous alliez enregistrer un morceau, effectuez un envoi de données SysEx par le DX pour 1 son ou toute une banque de 32. L’envoi est très rapide. Arrêtez l’enregistrement, sauvez le fichier en pensant à mettre dans le nom un préfixe explicite genre « sons DX …. «
Pour rapatrier les sons vers le DX :
– ouvrez un fichier que vous avez sauvé, déverrouillez « Memory Protect » sur le DX7, mettre le DX en attente de réception, faites exécuter le fichier comme si c’était un morceau de musique. C’est fait.
Si le fichier est stocké sur ordinateur, il peut évidemment être envoyé par mail à tout autre possesseur de DX7.
Alain Cassagnau
Analog-FM-Synth